Bernard Latuner à Freiburg

« Notre société hédoniste verra se
multiplier des activités de loisirs
engendrant, entre autres, de la part
des pays émergents, un flux
touristique grandissant, à travers le
monde.

Les derniers grands espaces
deviendront des boulevards ludiques et balisés.

Une passions de l’Homme étant de
collectionner et de conserver les
objets et les sites, témoins de sa
grandeur, mais aussi de sa mégalomanie, le dernier et le plus grand
des musées sera celui de la « Nature » dont les prémices sont d’ores
et déjà réunis dans notre langage et dans les faits : « préservation de
la biodiversité », « sites identifiés », « protection maximale des sites »,
« centre d’initiation à la nature », « réserves naturelles », « parc
nationaux », etc.

L’homme pourra enfin se comporter vis-à-vis de la Nature, non plus
comme un marcheur parcourant un espace, dont jusqu’à présent il
n’était que l’hôte, mais comme un propriétaire gérant son
environnement à sa guise.

De cette tragédie est née l’idée du « Musée de la Nature » qui se
concrétisera par un bâtiment en forme de papallélépipède, où, à
travers une série de volumes comprenant en leur intérieur un extrait
d’espèces naturelles, faune ou flore « muséifiée », qui se reflétera à
l’infini grâce à un jeu de miroirs, réveillant en nous le souvenir des
grands espaces disparus, inscrits dans notre mémoire.

Homme lyrique et romantique aux fleurs, aux prairies et à l’espace
naturel dont la disparition est programmée, ce projet donnera la
vraie dimension de l’Homme c’est-à-dire, petit, petit et encore
petit ».

Bernard Latuner

https://youtu.be/hRB5xwOYmNQ

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